Très tôt, Celan manifeste un intérêt pour le dessin. Rien d'étonnant à cela si on considère son ascendance : il est en effet l'un des petit-fils du peintre Jean Betholle 1909-1996, figure de la Nouvelle Ecole de Paris. Proche de ce dernier, il fréquente dès son origine l'Académie de peinture fondée par celui-ci en 1981. Dans son éducation artistique, le cercle familial joue également un rôle important. L'artiste reste attaché aux principes inculqués par Bertholle : exigence de la composition, importance du dessin, caractère instinctif de la peinture, nécessité de développer un univers personnel. De son art, il s'exprime en ses termes : "Ma peinture n'est ni abstraite, ni figurative. Je cherche à rendre visible un univers personnel à travers une abstraction figurée". Ayant pris l'habitude de travailler par cycle, il explore pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, un même sujet intérieur, nature morte, manèges, acrobates, etc. afin d'en épuiser toutes les composantes, d'en extraire une vision renouvelée. Son thème du moment est la figure humaine. Celan compare sa démarche à celle d'un archéologue, comme si la tableau préexistait et que le rôle du peintre était de partir à sa découverte. Il peint essentiellement sur papiers marouflés, bois ou carton. A la différence de la toile qu'il considère comme un support précieux, ces matériaux qui lui semblent plus malléables, sont une source d'inspiration pour lui : ils lui permettent d'être dans l'instantanéité. Cette spontanéité qu'il retrouve dans le travail sur de petits formats et l'absolue nécessité de développer un univers personnel sont les moteurs de sa création.