CLERC David


Je marche, j’observe la ville et la nature. Je dessine ce que je vois et qui m’interpelle sans autre intention que de voir et d’entrer dans une réalité. Noter le moment. Fixer le paysage sur le papier autant qu’il s’imprime dans la mémoire.

Dans l’atelier se met en place un lent processus pictural qui recourt à des techniques différentes comme autant de logiques de construction de la peinture. Appréhender un sujet par l’huile puis l’encre de chine,  la tempera ou encore l’aquarelle me permet d’oublier le sujet pour en quelque sorte entrer dans la peinture, rêver le paysage, essayer de retrouver cette vision initiale de l’ordre de l’instant.
Ces techniques ne sont pas pensées dans un sens traditionnel allant de l’étude à l’œuvre. Mon travail les utilise sans hiérarchies ni préméditation. Je circule de l’une à l’autre pour tenter d’approcher cette  sensation première que je définirais comme une résonnance.

Ce n’est pas le réel en lui-même que je peins mais tout part de lui.  Bosquets,  façades,  escaliers et  caténaires sont à l’origine de ma peinture.


Born in Freiburg in 1971, David Clerc has lived and worked in Paris since 2002. A sensitive observer of nature and cities, he criss-crosses the landscape to capture countless faces in paint. The artist walks and draws, draws and walks through town or countryside, grasping his environment’s poetic outlines with his gaze and strokes. “Recording the moment” and “entering a reality” are the words he uses to describe his approach. Indeed, he becomes a sensor, a translator of the visible. He paints slowly and employs various techniques as so many ways of constructing the work. The artist uses oil, India ink, tempera or watercolours equally well. Using a wide variety of media has gradually led him to become detached from the subject’s very nature and, in a way, allowed him to enter the painting and turn it into a clear, unfettered experience of the visible. He uses his broad palette of media without favouring one over the other, freely moving between them in order to come as close as possible to his initial sense of the space, which he calls a “resonance” because “reality itself is not what he paints, but everything always comes from it”.